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Danyèl Waro, encore et toujours

“La citation du jour : Plus je vieillis, plus je trie. Les fringues, les gens, les pensées.”



Danyèl Waro, la parole droite

Interview – Gadiamb & Z’Infos en lèr

Il y a des interviews qu’on écoute d’une oreille.
Et puis il y a celles où on se tait.

Avec Danyèl Waro, pas de cinéma. La parole est posée, réfléchie, enracinée. Chaque mot semble avoir été pesé avant d’être lâché. Il ne parle pas pour remplir le silence, il parle pour dire quelque chose. Et ça change tout.

Le maloya, ici, n’est ni folklore ni décor. C’est une musique vivante, née pour tenir debout, pour dire ce qu’on n’avait pas le droit de dire autrement. Une musique qui pense encore.

Quand il évoque le créole, aucune justification inutile. Juste une évidence : on pense dans la langue qu’on vit. Une langue entière, pas une langue de secours.

Danyèl Waro rappelle aussi, sans donner de leçon, que l’artiste n’est pas là pour décorer. Il est là pour veiller, transmettre, parfois déranger. Pour laisser des traces plutôt que des paillettes.

Et puis il y a ce lien personnel. Danyèl Waro fait partie de ces artistes que j’aime suivre et partager, sans calcul. Tout ce que je vois, écoute ou entends de lui mérite, à mes yeux, d’être transmis à son tour.

Quand l’interview se termine, il reste des silences pleins et quelques questions qui s’installent.
Et c’est sans doute le plus précieux.

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