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Face au vide

“La citation du jour : Il vaut mieux être belle et rebelle que moche et remoche.”



Le sol et le vide

Il y avait un sol.
Et sur ce sol, un trou.
Ou du moins, quelque chose qui en avait la couleur,
la profondeur supposée,
le vertige.

Le chien s’est arrêté.
Son cœur a reconnu la forme avant ses yeux.
Il n’a pas vu le dessin,
il a vu la chute possible.
Alors il a retenu son pas,
comme on retient sa vie.
Le chien, lui, écoute sa peur avant tout.

Le chat est arrivé ensuite.
Silencieux.
Il a posé son regard comme on pose une main sur une peur.
Sans brusquer.
Sans croire tout de suite.
Il a vu les lignes immobiles,
le vide trop propre pour être vrai.
Et il a marché.
Le chat, lui, interroge le réel avant de décider.

Moi, l’humain, je suis là.
Souvent dans le doute,
pas sûr de ce que je vois.
Je vacille entre peur et curiosité,
entre instinct et réflexion,
entre ce que je sais et ce que j’imagine.
Je m’inquiète du trou,
je questionne le sol,
je mesure chaque pas,
et parfois, je refuse d’avancer.


Regardez la scène

Avant de continuer votre lecture, prenez un moment pour regarder cette courte vidéo.
Elle illustre ce que je viens de raconter :

  • Le chien qui freine instinctivement.

  • Le chat qui avance attentif et silencieux.

  • Et nous, humains, dans ce mélange de doute et de curiosité.

Légende de la vidéo : « Le chien écoute, le chat observe, l’humain doute… et chacun avance à sa manière. »


Les illusions que l’on apprend à craindre

À force de tomber,
à force d’avoir mal,
nous reconnaissons des trous partout.
Certains sont réels.
D’autres ne sont que des souvenirs qui se déguisent.
Elle sait dessiner des gouffres là où le sol tient encore.


Le courage discret

Le chat n’est pas courageux.
Il est attentif.
Il ne défie pas le vide,
Peut-être que la sagesse ne consiste pas à avancer coûte que coûte,
mais à regarder assez longtemps pour savoir si l’on doit avancer.

Moi, je regarde, je doute, je pèse chaque pas,
mais j’essaie aussi de comprendre,


Ce que le sol murmure

Tous les vides ne veulent pas nous avaler.
Certains veulent juste être compris.
Et parfois,
le pas que l’on n’osait plus faire
ne mène pas à la chute,
mais simplement de l’autre côté de soi-même.

Le chien a écouté sa peur.
Le chat a interrogé le réel.
L’humain a douté.
Et peut-être que dans ce trio,
il y a tout ce qu’il faut pour avancer,
malgré l’incertitude,
malgré les illusions,
malgré soi.

Et vous ?

Face au doute, êtes-vous plutôt chien, chat, ou humain ?
Vous écoutez votre peur, vous observez longtemps…
ou vous hésitez encore avant de faire le pas ?

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