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Pourquoi reste-t-on sur Facebook et Twitter ?

“La citation du jour : Il n’y a pas de GPS pour trouver le sens de la vie.”



Facebook et Twitter ne sont plus de simples lieux de partage.
Ils sont devenus des flux continus de contenus imposés, de pubs et de mensonges.

On n’y entre plus pour retrouver les autres, mais pour traverser un couloir tapissé de publicités, d’articles de commérages, de publications sans intérêt réel — et d’informations mensongères.
Sur Twitter, s’ajoutent des contenus violents, racistes ou des photos osées circulant librement, souvent sans contrôle.
Le fil d’actualité n’a plus rien de personnel :
il est dicté par des algorithmes dont la logique n’est ni sociale, ni humaine, mais strictement économique.

Les publications d’amis se font rares même inexistantes, noyées entre :

  • des publicités ciblées à l’excès
  • des contenus racoleurs conçus pour provoquer une réaction immédiate
  • des pages ou comptes “suggérés” sans lien réel avec nos centres d’intérêt
  • des informations fausses ou trompeuses
  • des contenus violents, racistes ou sexuellement explicites (Twitter)

Ce qui comptait autrefois — l’échange, la discussion, le lien — a été relégué au second plan.
Ce qui domine aujourd’hui, c’est l’attention capturée, mesurée, revendue.

Facebook et Twitter n’informent plus,
ils stimulent.
Ils ne relient plus,
ils occupent.
Ils ne proposent plus,
ils imposent.

Et peu à peu, une question s’installe.
Silencieuse, insistante : pourquoi reste-t-on encore sur ces plateformes ?

Par habitude ?
Par peur de disparaître des radars ?
Parce que les souvenirs, les contacts, les groupes y sont encore enfermés ?

À cela s’ajoute un doute permanent :
peut-on encore faire confiance à ce que l’on y lit ?
La rumeur y circule plus vite que la correction, le mensonge plus facilement que la nuance.

Cette transformation n’est pas accidentelle.
Elle est le résultat d’un modèle fondé sur la publicité, le volume, la polarisation des émotions.
Le calme n’est pas rentable.
La nuance non plus.

Facebook et Twitter ne sont pas morts.
Ils sont devenus des espaces bruyants, impersonnels, où l’on consomme plus qu’on ne partage.

Reste alors ce choix intime :
continuer par réflexe…
ou aller chercher ailleurs des lieux plus rares, plus lents, où l’information, les mots et les liens ont encore un sens.


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