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Quand la rigueur frappe tout le monde sauf 13 335 millionnaires

“La citation du jour : Avoir raison n’est pas une excuse pour être odieux.”



Il y a des chiffres qui passent.
Et puis il y a ceux qui restent coincés dans la gorge.

13 335 foyers très fortunés n’ont pas payé d’impôt sur le revenu en 2024.

Pas une rumeur.
Un chiffre révélé par l’ancien ministre Bompard, transmis au Parlement et confirmé par Bercy après vérification demandée par le Sénat.

Et au centre de cette affaire : Amélie de Montchalin.

Ce qu’elle avait affirmé

Devant la représentation nationale, la ministre des Comptes publics avait juré : il n’existait aucun document montrant que des milliers de millionnaires échappaient à l’impôt sur le revenu.
Aucun document.

Sauf que le document existe.
Il a été transmis.
Il confirme que plus de 13 000 foyers assujettis à l’IFI affichent un impôt sur le revenu nul, voire négatif.

La question

Comment peut-on affirmer publiquement qu’un document n’existe pas… alors qu’il existe et qu’un ancien ministre l’avait déjà révélé ?

Les explications possibles

On nous dira que c’est légal :

  • patrimoine important mais faibles revenus déclarés,

  • optimisation fiscale,

  • niches,

  • mécanismes complexes.

Très bien.

Mais pendant qu’on parle de rigueur budgétaire,
pendant qu’on demande des efforts,
pendant qu’on serre les dépenses publiques…

13 335 foyers très riches à zéro euro d’impôt sur le revenu.

Et maintenant, la Cour des comptes

Le contexte rend l’affaire encore plus sensible.

Amélie de Montchalin doit devenir présidente de la Cour des comptes.
L’institution qui contrôle l’utilisation de l’argent public.
Qui examine la sincérité des comptes.
Qui pointe les anomalies budgétaires.

Ce qui dérange vraiment

Ce n’est pas seulement le chiffre.
C’est l’impression persistante qu’il existe deux réalités :

  1. Celle où l’on explique aux citoyens qu’il faut faire des efforts.

  2. Celle où des mécanismes permettent à certains contribuables d’effacer totalement l’impôt sur le revenu.

Et lorsque la ministre chargée des Comptes publics nie l’existence d’un phénomène que Bompard avait déjà révélé et que Bercy confirme, la confiance s’effrite.

Le fond du problème

Peut-on présider la Cour des comptes quand un doute plane sur la sincérité d’une déclaration budgétaire passée ?

La démocratie tient sur une chose fragile : la confiance.

Le signal des chiffres

Treize mille trois cent trente-cinq.

Ce n’est pas qu’un nombre.
C’est un signal.

Et quand on regarde de plus près, ce signal se traduit en euros bien concrets. Selon des hypothèses réalistes sur leurs revenus et taux d’imposition, ces foyers très riches ont “zéro euro” d’impôt sur le revenu… alors que l’État aurait pu percevoir entre 1,5 et 5 milliards d’euros.

Pendant que certains serrent les dents pour payer leurs impôts, d’autres effacent leur IR. Et pendant ce temps-là, on nous parle de rigueur, de déficit, de comptes publics.

Treize mille trois cent trente-cinq foyers. Entre 1,5 et 5 milliards d’euros.
Ça ne passe pas seulement dans la gorge : ça reste coincé dans le ventre.

Et quand la confiance s’érode, la démocratie elle-même vacille.

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