Une pause, un tournant… ou la fin de Radiblog ?

Depuis plusieurs années, Radiblog a été mon petit coin sur internet.
Un espace où j’ai partagé mes souvenirs, mes réflexions, mes coups de cœur et parfois même mes coups de gueule.
J’y ai écrit sur des sujets qui me tenaient à cœur, j’ai raconté des anecdotes personnelles, j’ai échangé avec vous, lecteurs fidèles ou de passage.

Mais voilà, les choses évoluent.

Aujourd’hui, une autre aventure m’appelle.
Un projet différent, prenant, qui occupe tout mon temps.
Petit à petit, l’envie d’écrire ici s’est faite moins pressante, non pas par lassitude, mais parce que mon énergie est absorbée ailleurs.
Alors plutôt que de publier à moitié, de me forcer à entretenir une régularité qui n’a plus vraiment de sens, j’ai décidé de suspendre Radiblog.

Pour combien de temps ?
Aucune idée. Peut-être quelques semaines, quelques mois… peut-être définitivement. Peut-être que le blog restera en ligne, accessible à ceux qui voudraient s’y replonger.
Peut-être qu’un jour, je déciderai de tout effacer, de tourner la page pour de bon.
Pour l’instant, je n’en sais rien.

Ce que je sais, en revanche, c’est que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ici.
Et surtout, que j’ai apprécié les échanges, les commentaires, les discussions que mes articles ont pu susciter. Alors, avant de refermer cette parenthèse, que ce soit pour un temps ou pour toujours, je voulais simplement vous dire merci.

Et maintenant ? Maintenant, je me consacre à ce nouveau projet.
Une ébauche de mon nouveau projet en page 2

À chacun ses goûts : ces plats réunionnais que je n’apprécie pas

La cuisine réunionnaise est riche, variée et savoureuse.
Entre les caris, les rougails, les bonbons piments et autres délices, il y a de quoi régaler les papilles.
Mais comme tout le monde, j’ai mes préférences… et aussi quelques plats que je n’aime pas du tout !

Le tangue : merci, mais non merci

Le tangue, ce petit animal qui ressemble à un hérisson sans piquant, est un met très prisé à La Réunion. Cuisiné en cari ou en civet, il a une chair forte en goût. Justement, trop forte pour moi ! Impossible d’en apprécier la saveur, sans parler du fait que l’idée de manger ce petit animal me rebute un peu.
J’en ai goûté la première fois en 2017, à l’âge de 51 ans.

Les guêpes : des insectes dans mon assiette ? Non merci !

Certains adorent les larves de guêpes, préparées avec de l’ail, du gingembre et du curcuma. Étant jeune, j’en mangeais et j’aimais beaucoup ça, mais plus maintenant.
Aujourd’hui, rien que l’idée me coupe l’appétit.
Autant j’aime la cuisine réunionnaise pour ses saveurs uniques, autant manger des insectes, ce n’est pas pour moi !

Les bichiques : le caviar réunionnais que je laisse aux autres

Ah, les bichiques ! Ces petits alevins sont très recherchés et considérés comme un mets d’exception. Pourtant, leur texture et leur goût ne me conviennent plus. Et dire que j’en raffolais!!!!

Le zourite : trop caoutchouteux pour moi

Le zourite, c’est le nom qu’on donne au poulpe à La Réunion.
En cari, en salade ou en sauce, il fait le bonheur de nombreux gourmets.
Malheureusement, sa texture un peu caoutchouteuse me dérange trop pour que je l’apprécie vraiment.

Le zembrocal pommes de terre : trop lourd pour mon estomac

Le zembrocal, ce mélange de riz ou de pommes de terre avec du curcuma et des grains, est un accompagnement typique.
Mais lorsqu’il est fait avec des pommes de terre, mon estomac a du mal à le digérer. Dommage, car j’aime bien le zembrocal de riz, mais ça me retourne l’estomac.

Les sarcives : trop sucrées à mon goût

Ces morceaux de porc marinés et grillés, sont souvent présents dans les barbecues réunionnais.
Leur aspect caramélisé et leur goût sucré ne me plaisent pas vraiment.
Je préfère largement un bon rougail saucisse ou un cari bien relevé !

Les chevaquines : trop petites, trop de travail

Ces toutes petites crevettes que l’on trouve dans les rivières de l’île, sont souvent cuisinées en cari.
Mais leur petite taille rend leur consommation fastidieuse, et leur goût me convenais bien étant jeune mais l’odeur me saoule un peu, beaucoup, énormément!!!!!
Je préfère passer mon tour !

Les brèdes mourongue : un goût trop particulier

Les brèdes mouroum sont appréciées pour leurs bienfaits et leur goût légèrement amer.
Pourtant, cette amertume ne me plaît pas du tout, et je préfère largement d’autres variétés de brèdes.

Le sosso maïs liquide : trop fade pour moi

Le sosso maïs, surtout dans sa version liquide, ne me convient pas.
Sa texture trop fluide et son goût assez neutre ne m’attirent pas.
Je préfère des plats plus consistants et savoureux.

Le bouillon Larson : une saveur qui ne me convainc pas

Le bouillon Larson, bien que très apprécié par certains, n’a jamais trouvé grâce à mes papilles.
Son goût et sa texture ne sont tout simplement pas à mon goût.

Pour la petite histoire, quand je suis arrivé en métropole en février 1985, j’étais catégorique : personne ne me ferait goûter des huîtres, des escargots, des plats à la crème fraîche, de la purée et bien d’autres choses encore !
Rien que d’y penser, ça ne me disait rien du tout. Et pourtant, avec le temps, j’ai fini par y goûter… et maintenant, j’adore ça ! Comme quoi, il ne faut jamais dire « jamais » !

Et vous, quels sont les plats réunionnais que vous n’aimez pas ?

Tout le monde a ses préférences et ses petits dégoûts culinaires.
Et vous, y a-t-il des spécialités locales que vous évitez ? Ou au contraire, aimez-vous ceux que je n’apprécie pas ? Partagez vos avis en commentaire !

Handicap : rire, performer, exister

L’humour, les exploits sportifs et le handicap : une force incroyable !

L’humour, c’est un outil puissant.
Il permet de détendre l’atmosphère, de casser les préjugés et de rendre les choses moins lourdes.
Quand une personne en situation de handicap fait preuve d’autodérision, elle montre qu’elle ne se résume pas à son handicap et qu’elle a du recul sur sa propre situation.
Mais au-delà de l’humour, certains réalisent aussi de véritables exploits sportifs ou artistiques, prouvant que la détermination est sans limites.

L’autodérision, un moyen de s’affirmer

Se moquer de soi-même, c’est une façon de reprendre le contrôle et de ne pas laisser les autres définir qui l’on est. Certains humoristes en situation de handicap, comme Guillaume Bats, en ont fait leur marque de fabrique.
En riant de leur propre condition, ils désamorcent les malaises et montrent que le handicap n’empêche pas d’avoir du second degré.

Un bel exemple de cette autodérision est Matthieu Nina ayant marqué l’émission Incroyable Talent avec son sketch percutant.


 
L’autodérision aide aussi à détendre les autres. Face au handicap, certaines personnes ne savent pas trop comment se comporter, de peur de dire une bêtise ou d’être maladroites. Une blague bien placée peut casser cette gêne et rendre les échanges plus naturels.

Le sport et la performance au-delà du handicap

Le handicap n’empêche pas de repousser ses limites, et de nombreux sportifs en sont la preuve.
Ces athlètes l’été dernier pour les jeux paralympiques en France ont prouvé que le handicap ne définissait pas la performance.

Le sport devient alors un moyen de dépasser les barrières et de prouver que le handicap n’est pas un frein à la réussite. C’est aussi un moyen de changer le regard du grand public sur les capacités des personnes en situation de handicap.

La musique et la scène : des talents hors normes

Certains artistes handicapés ont marqué l’histoire de la musique et du spectacle. Ray Charles et Stevie Wonder, tous deux aveugles, ont révolutionné la musique avec leur talent. Grand Corps Malade, avec son slam poignant, a transformé son accident en source d’inspiration.
Ces artistes montrent que la créativité et la passion ne connaissent aucune limite.

Un exemple marquant est Stan qui, dans l’émission Le Popotin, a repris une chanson d’Alain Bashung avec une intensité bouleversante.


 

Jusqu’où peut-on aller avec l’humour ?

Mais attention, tout dépend du contexte et de la personne. Tout le monde n’a pas envie de rire de son handicap, et c’est tout à fait compréhensible. Si une personne en fait une blague sur elle-même, ça passe souvent bien. Mais si la blague vient de quelqu’un d’autre, ça peut vite devenir gênant, voire blessant.

Un bon exemple de la manière dont l’humour peut être utilisé intelligemment est cet échange dans l’émission de Caverivière, où Olivier Goy en situation de handicap démontre avec finesse et autodérision comment on peut en rire.

 

Un message d’espoir et de force

Au final, l’humour, le sport et la musique sont autant de moyens de montrer que le handicap ne définit pas une personne.
Pour certains, se moquer d’eux-mêmes est une façon de montrer qu’ils vont de l’avant, qu’ils ne sont pas définis par leur handicap.
Pour d’autres, ce n’est pas leur manière de faire, et c’est tout aussi respectable.
 

 
L’essentiel, c’est que chacun puisse s’exprimer comme il l’entend, avec ou sans humour, dans un stade, sur une scène ou ailleurs. Après tout, le plus important, c’est de vivre pleinement, sans se laisser enfermer dans une case.