Croyances : ce que la mort nous apprend sur la vie
Une chanson, un texte. Deux choses simples. Et pourtant…
La chanson, je la connaissais déjà. Mais aujourd’hui, elle a un son particulier. Elle s’intitule Pou ou de Tiloun Ramoune. C’est une de ces chansons qui flottent doucement en temps normal, et qui vous traversent de part en part le jour où le deuil frappe à la porte. Tiloun a ce don-là — mettre des mots sur ce qu’on ne sait pas dire, envelopper la douleur dans quelque chose de beau.
Le voilier de William Blake : la mort vue autrement
Je suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! » Parti ? Vers où ? Parti de mon regard, c’est tout ! Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! » Il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie : « Le voilà ! » C’est ça la mort.
— William Blake
Cette métaphore du voilier, je la trouve bouleversante. Pas consolante au sens facile du terme — elle ne gomme pas la douleur, elle ne promet rien. Mais elle déplace le regard. Elle rappelle que la disparition est toujours relative à celui qui reste sur le rivage. Que ce qu’on appelle la mort dépend du côté où on se tient.
Le deuil et la spiritualité se rejoignent souvent là, dans cet espace fragile entre ce qu’on voit et ce qu’on croit. Peu importe la religion, peu importe la culture — à La Réunion comme ailleurs — les humains ont toujours cherché à donner un sens au départ des leurs. À se dire que quelque chose continue, quelque part, de l’autre côté de l’horizon.
Blake le dit mieux que n’importe quel sermon.
Merci Françoise pour ces mots partagés au bon moment.
Ces petits mots qui ont adouci mon chagrin……. un peu.
Les mots, les chansons, aident dans les périodes de chagrin, et la présence des ami(e)s aussi.
Très amicalement, Pascal. Je t’embrasse.
Eh oui Françoise. Je me suis encore une fois rendu compte que les mots, les amis me sont indispensables.
Merci Titoune belle triste ta chanson bien-sûr je ne peux pas allée sur ma terre où repose celle qui m’a donné la vie .Les paroles me rapproche d’elle. Merci
Il le dit tellement avec sincérité que cette chanson m’a réchauffé le cœur.
Merci de me suivre Lydie.