Ma chanson du dimanche : « Ma ville » de Francis Cabrel.

J’ai toujours adoré Cabrel.
J’ai l’impression de le connaitre depuis toujours.
La chanson « Ma ville », je la connais depuis…..euh….très longtemps.
En 1999, juillet 1999 en la ré-intendant ce jour là, j’ai eu un gros coup de blues.

cabrel-ma-ville

Je vous raconte.
03 juillet 1999 exactement.
Je suis de retour à la Réunion pour mes vacances après 14 ans d’absence.
Mes deux enfants doivent me rejoindre au mois d’août.
Leur mère et moi sommes séparés depuis 5 mois.

Le 04 juillet 1999 donc je me promène à pieds dans la ville de mon enfance.
Personne ou presque ne me reconnait alors que j’ai vécu dans cette ville jusqu’à l’âge de 19 ans.
Faut dire que physiquement j’avais un peu changé 🙂

Donc le 05 juillet au matin.
Y a une petite radio dans la salle de bains de ma mère.
Je l’allume.
De la pub, blablablabla…
Puis cette chanson de Cabrel.
Cette chanson, elle n’a jamais eue un retentissement aussi fort que ce jour là.
Depuis, quand je l’entends, je repense à ce lundi 05 juillet 1999.


La rue est sale
On y chante plus, on s’y croise à peine
Ceux qui s’y promènent y parlent si bas
Que la rue est morte
Rue d’usine
Toute tachée d’huile tombée des machines
Je ne vois plus d’enfant jouer dans vos rigoles
La rue est folle

Comme un mendiant, je me promène
Personne pour me dire bonjour
Je suis un étranger ma mère
Dans la ville où j’ai vu le jour
Comme un voleur, ils me regardent
Il n’est pas question d’amitié
Leurs sourires ils se les gardent
Dans cette ville où je suis né

Ma ville est triste
Cent mille personnes et personne n’existe
Des courants de monnaie traînent mille fantômes
Comme un seul homme
Ma ville est grise
Des couloirs de béton aux porches des églises
Tout deviendra si noir qu’il n’y a plus de remède
Ma ville est laide

Comme un mendiant, je me promène
Personne pour me dire bonjour
Je suis un étranger ma mère
Dans la ville où j’ai vu le jour
Comme un voleur, ils me regardent
Il n’est plus question d’amitié
Leurs sourires ils se les gardent
Dans cette ville où je suis né

Mais demain, demain si tu veux
Tout demain, demain tous les deux
On refera ma ville, ma ville
Et demain, demain si tu veux
Tout demain, tout demain tous les deux
On refera ma ville….

 

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2 Commentaires

  1. Bonjour Radiblog, merci pour cette éclairage particulier qui met en lumière une très jolie chanson méconnue (mais que je connaissais un peu ) de Francis Cabrel . Bonne semaine !!

  2. Je comprends ce que tu as dû éprouver, Pascal, et cette chanson l’exprime tellement bien.
    Merci pour tes mots laissés chez moi. Je t’embrasse.

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