Bannière Radiblog

Ile de la Réunion – Vacances #7 – France

Cilaos : quand l’hospitalité réunionnaise prend un visage

Je vous ai déjà parlé de Cilaos. Plusieurs fois même. Et j’en reparle encore — parce que ce cirque perché dans les hauts de La Réunion, accessible par une route à 400 virages, mérite qu’on y revienne autant de fois qu’il le faut.

Pas seulement pour ses paysages. Pas seulement pour ses lentilles mondialement connues ou son vin de montagne qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Mais pour ses gens.

Ce jour-là, on était montés un jeudi, une amie et moi. Une journée entière devant nous. Mon amie avait grandi en venant jouer chez une dame à Cilaos pendant les vacances scolaires. Elle ne l’avait plus revue depuis des années. On ne connaissait même pas son nom de famille — juste son prénom : France.


Retrouver France, sans adresse ni numéro

Chercher quelqu’un à Cilaos sans numéro de téléphone, sans adresse précise, juste avec un prénom et un souvenir d’enfance — ça peut paraître fou. Mais c’est Cilaos.

On a demandé à une dame qui jardinait devant chez elle. Elle a su immédiatement. Elle nous a indiqué la maison.

On a sonné. Deux minutes. Et France est venue ouvrir.

Mon amie et elle se sont reconnues tout de suite. Les embrassades, l’émotion, les années qui s’effacent en quelques secondes — j’étais là à regarder ça, un peu touché aussi, je ne vais pas mentir.


Un café, un jardin, une leçon de vie

France nous a proposé un café. Il était à peine 10h00. On a accepté volontiers.

Elle nous a fait visiter sa maison, son jardin — des plantes, des fleurs d’une beauté tranquille, comme elle. France est une femme d’un certain âge, avec un visage apaisé et un regard plein de sérénité. Je le lui ai dit. Elle a rougi un p’tit peu en répondant que beaucoup de gens lui faisaient la même remarque.

Elle nous a même proposé de déjeuner avec elle. On avait déjà réservé une table en ville — on n’a pas pu rester. On lui a promis de revenir la voir dans la journée. Le temps a filé. On n’a pas pu.

On est repartis avec un sachet de lentilles de Cilaos qu’elle nous avait offert. Un geste simple. Une générosité naturelle, sans calcul, sans attente.


Ce que Cilaos m’a encore appris

Si vous cherchez à comprendre pourquoi Cilaos s’appelle « le lieu que l’on ne quitte pas » — c’est ça, l’explication. Pas seulement les paysages à couper le souffle au-dessus des nuages, pas seulement le Piton des Neiges qui domine tout. C’est aussi cette façon qu’ont les gens d’ici de vous accueillir comme si vous faisiez partie du décor depuis toujours.

C’est quelque chose que vous ressentez différemment selon d’où vous venez. Si vous êtes touriste, vous repartez avec une image de La Réunion qui dépasse toutes les brochures. Si vous êtes Réunionnais de la diaspora, vous reconnaissez là quelque chose qui vous manque — cet art de vivre simple, direct, chaleureux, qu’on n’a pas forcément gardé en métropole.

J’espère que je reverrai France un jour. Et si jamais vous passez par Cilaos, prenez le temps de flâner, de demander votre route à quelqu’un — même si vous la connaissez déjà.

Partagez, si vous avez aimé!!!

Publications similaires

6 commentaires

  1. Oui c’est toujours agréable de rencontrer de telles personnes, et tu as raison d’en parler, Radiblog. Si tu le désires vraiment, tu la rencontreras à nouveau, j’en suis sûre. 🙂
    Très belles ces photos.

  2. Moi même résident de Cilaos suite à un investissement immobilier récent à la Réunion, je reconnais bien la le comportement de la plupart des Réunionnais. Contrairement à la métropole, les habitants y sont si agréable.

  3. Nous sommes allés à Cilaos tout est calme nature merveilleuse les trois Salazes et la gentillesse des gens et la boutique tenue par un Mr âgé ou il avait de tout lessive àun plumer que nous l’avons toujours le retour

      1. Soyez heureux ,profitez de tout les fruits ,le manzé comme on en parlait le grand’Moune et surtout les gens .je vous souhaite un séjour merveilleux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *